Jan 15

Les habitudes zéro déchet des Drummondvillois

Au tournant de cette année 2020, force est de constater le nombre toujours croissant de personnes conscientisées aux enjeux environnementaux. Chacun reconnaît l’importance de faire des efforts pour “sauver la planète”, c’est indéniable. D’ailleurs, les 26 centres de tri du Québec ont reçu 993 000 tonnes de matières résiduelles en 2018, soit 0,3 % de moins que l’année 2015. Ceci s’explique en partie par la diminution de mise en marché des journaux. Les Québécois ont bien compris l’importance de détourner ces matières résiduelles des sites d’enfouissements en faisant de meilleurs choix. Mais qu’en est-il de l’engagement des Drummondvillois en la matière ? Les propriétaires de L’Atelier Québecois, Émilie Bluteau et Sophie Jalbert témoignent du changement dans les habitudes de consommation au Centre-du-Québec.

Les habitudes de consommations au fil des ans

Depuis son ouverture en 2017, les entrepreneures ont augmenté la superficie de leur boutique pour répondre à la demande grandissante de leur clientèle en produits alimentaires et ménagers vendus en vrac. “Les Drummondvillois ont compris que le suremballage est à bannir de leurs habitudes d’achats”, affirme Émilie. Nous sommes passées d’une quinzaine de produits à plus d’une centaine dans notre section “Vrac” de la boutique. On retrouve des partisans de l’achat en vrac de tous les âges. “C’est pas juste une affaire de revendications écologiques d’une génération en rogne !” s’amuse Émilie. Nos clients posent des gestes concrets pour assainir leurs habitudes de consommation. Tout le monde a des contenants de plastiques réutilisables à la maison ; il n’y a donc aucun investissement à faire pour faire le pas.

“J’utilise des pots Masson pour ranger mes aliments. C’est tellement plus facile de voir d’un premier coup d’œil mes stocks”, soutien Daniel, client du commerce de la rue Lindsay depuis 8 mois. “C’est super facile d’amener mes pots en boutique, de les remplir, et de payer seulement pour le produit… non pour l’emballage !”

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La boutique accepte tous les types de contenants sans exception. Si les pots de verres et les Tupperwares sont les plus populaires, certains choisissent de faire le plein… avec des bouteilles de vin ! Pour constater les effets du zéro-déchet sur votre porte-feuille, les propriétaires ont mis un outil de comparaison en ligne.

 

Une tendance à la hausse dans la région

 

La clientèle se compose de monsieur et madame-tout-le-monde et inclut beaucoup de petites familles. On y retrouve aussi des gens pour qui ce n’est pas nouveau, l’ayant vécu “dans l’temps” où ce n’était pas vraiment un choix. La grande majorité vient de la MRC de Drummond, de St-Hyacinthe et de Victoriaville aussi.

Les Drummondvillois sont particulièrement sensibles aux enjeux. Émilie remarque qu’ils la questionnent davantage sur la provenance et la certification des aliments et sur la composition des produits d’entretien. Ses plus gros vendeurs sont les savons pour la lessive et la vaisselle ; la demande a pratiquement triplée au cours des 2 dernières années. Aussi cette année, en décembre particulièrement, nous avons eu un succès fou avec nos sacs à collations réutilisables. “Il faut dire que nous avions aussi des modèles pour monsieur qui ont fait fureur !
Lorsqu’on lui demande ce que lui réserve l’avenir pour L’Atelier Québecois, Émilie ne cache pas que sa clientèle lui demande encore plus de diversité dans ses produits en vrac ainsi que des produits frais (fruits, légumes, fromages, etc). “Nous étudions en ce moment la possibilité d’élargir notre offre.”

On peut certainement affirmer que de plus en plus de Drummondvillois adoptent des comportements qui sont bons pour la planète.

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